POURQUOI JE NE MANGE PLUS DE VIANDE

J’ai longuement hésité avant de vous faire cet article, je ne savais pas comment tourner mes phrases ni comment vous expliquer ce qui va suivre. Et depuis quelques temps l’idée de vous en parler est devenue plus forte. Donc je crois que le moment est venu.

Tout d’abord et avant d’aller plus loin, je tiens à dire que le but de cet article n’est pas du tout de convaincre les gens de faire pareil que moi ou d’accuser ceux qui ne le font pas. Je ne veux pas non plus mettre touts les professionnels dans le même panier.  Je tiens juste à expliquer mon choix. Je souhaite que cet article soit pris avec respect même si cela va à l’encontre de vos idéaux.

Cela fait bientôt un an que j’ai totalement arrêté de consommer de la viande et aujourd’hui il est temps de vous expliquer pourquoi.

Je viens d’une famille habituée à manger de la viande, aussi loin que je me souvienne on en a toujours eu au moins une fois par jour. Ma maman, fille de paysan, nous a toujours habitué à manger de tout, porc, veau, bœuf, poulet, dinde, lapin… On devait goûter avant de dire qu’on aimait pas, alors durant mon enfance et mon adolescence, je mangeais de tout sans me poser trop de question.

Au fur et à mesure des années, la viande de porc ne me plaisait plus, je trouvais que cette viande avait un goût très particulier qui ne me convenait pas et j’ai fini par ne plus en consommer. Pourtant je continuais à manger les autres viandes.

Un jour, voulant perdre du poids, j’ai suivis un régime durant lequel je devais manger beaucoup de protéines, et où trouve-t-on le mieux ces dernières ? Dans la viande rouge bien sûre. Enfin c’est ce que je croyais… Donc évidemment j’ai mangé, mangé, mangé et encore mangé du bœuf jusqu’au jour où ce fut le morceau de trop.  J’ai du le recracher car l’avaler m’aurait fait vomir.

Mais malgré tout, je n’ai pas arrêter de consommer de la viande, c’est juste que je me suis tournée vers la viande blanche, poulet, dinde, poulet, dinde … Rien de bien original.

Le jour où tout a basculé…

On se rappelle tous des questions farfelues que les enfants posent et auxquelles il est difficile de répondre, du genre  : « Si la lune est si grosse, pourquoi paraît-elle si petite ? » « Une abeille sait-elle qu’elle va mourir si elle pique quelqu’un ? » (extrait de toute la lumière que nous ne pouvons voir, roman d’Anthony Doerr)

Et bien un jour, pas si lointain que ça, je me suis réveillée avec cette question en tête : « Comment fait-on pour passer d’un si joli animal à un bout de viande dans nos assiettes ? » Et c’est là que tout a basculé.

J’ai fais des recherches, j’ai voyagé de site en site, écouté des conférences et puis j’ai finalement pris mon courage à deux mains pour visionner des documentaires expliquant ce qui se passait dans les abattoirs, des documentaires tournés en vidéo cachée. Là, l’horreur devant mes yeux, la vérité étalée au grand jour. Comment pouvait-on faire ce genre de choses, des choses si cruelles, si affreuses, sans respect et avec tant de violence, comment pouvait-on même aller jusqu’à prendre du plaisir à tuer un animal sans défense, apeuré, … Ce jour là, j’ai compris la signification du mot spécisme (  le spécisme est “l’idéologie qui postule une hiérarchie entre les espèces et, en particulier, la supériorité de l’être humain sur les animaux”.) – Source : Dictionnaire Robert

En voyant toutes ces horreurs défilées devant moi, j’ai eu une révélation au plus profond des mon âme, et j’ai réalisé à ce moment là, que oui les animaux sont comme nous. Ce n’est pas parce qu’ils ne nous ressemblent pas qu’ils sont différents de nous, ce n’est pas parce qu’ils sont des animaux, qu’ils ne peuvent pas souffrir, aimer, ressentir de la tristesse ou de la peur. J’ai pris conscience, que les animaux pleurent de la même manière que nous, sont heureux de la même manière que nous, respirent de la même manière que nous et surtout aiment de la même manière que nous … et qu’ils sont avant tout des être vivants de la même manière que nous. En fait, les animaux sont nos égaux et il est important de les traiter de la sorte.

Regardez votre chien ou votre chat, il comprend quand vous êtes triste ou heureux, il vient vous réconforter ou vous fait la fête quand vous rentez à la maison. Pensez-vous que si ils étaient dépourvues de sentiments et de sensibilité à votre égard il réagirait de cette manière ?  NON ! Alors pourquoi serait-il différents pour les bovins, les équidés, les cervidés, les poules ou tout autres animal quel qu’il soit ? Parce que se ne sont pas des animaux domestiques ? FAUX !!!

Je ne pense pas que faire une différence entre une animal domestique et un autre soit correcte. Pour ma part, tous les animaux sont pareils et ont leurs droits. Ils ont le droit d’être traités comme des êtres à part entière, des êtres égaux à la race humaine, ils ont le droit à la liberté de mouvements dans un environnement qui leur plaît, droit à la joie de vivre simplement sans avoir une épée de Damoclès en-dessus de la tête.   Nous n’avons pas le droit de les maltraiter sous prétexte qu’ils n’ont pas la même race que nous, qu’ils sont différents et que l’être humain est supérieur.

Après ces images affreuses qui me sont restées en mémoires très longtemps, et encore à l’heure où je vous écris. J’ai eu honte pour la première fois de ma vie de faire partie de la race humaine. De voir à quel point l’Homme pouvait se sentir supérieur aux autres, ça m’en a retourné l’estomac. J’ai été dégouttée de découvrir ce côté si sombre de l’humain.

Au bout du visionnage de ces documentaires, il m’est apparu très clairement que j’aimais trop les animaux pour continuer à les consommer. Avec tout ce que je venais de voir, il m’était impossible de retoucher à la viande.

À l’heure actuelle, je ne consomme plus de viande, je mange du poisson, des œufs (mais pas tous les jours ) et des produits substitutifs à la viande. J’ai fais des recherches pour savoir comment éviter les carences et compenser la viande.

J’aimerais à la longue diminuer également ma consommation de poisson et d’œufs, mais le chemin est encore long car il n’est pas évident d’arrêter de manger quelque chose qu’on aime. Pour l’instant je me sens bien au stade ou j’en suis. Certains diront que ma manière d’agir, est une goutte d’eau dans un océan, mais c’est pas grave, je suis en paix avec moi-même de ce côté là et je suis heureuse que ma goutte d’eau peut rejoindre des milliers d’autres dans ce combat.

J’espère qu’avec cet article, il sera plus simple de comprendre pourquoi je ne mange plus de viande. Encore une fois, je ne jette la pierre à personne. Pour vous dire je partage mes repas avec des personnes qui mangent de la viande sans pour autant les voir comme des criminels. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Si vous aimez manger de la viande, je n’y vois pas d’inconvénient, si vous vous sentez bien avec cela c’est le plus important.

Si je devais avoir un souhait après cet article, je souhaiterais qu’il ait éveillé un peu de curiosité en vous pour simplement vous faire prendre conscience de la maltraitance qui est faite envers les animaux. Encore une fois je me répète, mais le but de ce post n’est pas de vous influencer dans vos choix c’est simplement mon besoin de vous expliquer le mien qui est autant personnel que le votre j’en suis certaine.

Je n’ai volontairement pas détaillé les images que j’ai vu, car je ne veux pas choquer la sensibilité de certains. Si cela vous intéresse, je vous laisse me contacter et c’est avec plaisir qu’on pourra discuter et que je vous donnerai les références des documentaires.

N’hésitez pas à débattre sur cet article, à me donner votre point de vue, mais s’il vous plait je vous demanderais qu’une chose, faites le dans le respect.

Je vous embrasse

Adhyyi

P.S : Ne ressentez-vous pas l’amour dans cette photo ?

 

5 Commentaires

  1. 13 août 2017 / 14 h 04 min

    Coucou ! C’est un article très touchant que tu as écrit, et d’un côté j’aimerais aussi beaucoup essayer d’arrêter de manger de la viande, mais d’un autre côté j’aime trop ça… mais je n’ai vraiment pas le courage de visionner ces atroces vidéos… je sais que ça pourrait aussi débloquer quelque chose en moi, mais j’arrive pas à sauter le pas pour l’instant. Mais l’idée est là et j’essaie de manger autre chose dès que je peux 🙂
    Bel article en tous cas 🙂 bisous !

    • Adhyyi
      13 août 2017 / 17 h 36 min

      Merci beaucoup pour ton commentaire ça me fait très plaisir.😊 Tu sais parfois le déclic se fait tout seul et est différent pour chaque personne. Si déjà tu as conscience de ce qui se passe c’est un grand pas. C’est un sujet qui divise et qui est difficile à aborder j’ai essayé d’expliquer mon expérience en étant le plus neutre possible. J’espère y être parvenu. Bisous à toi. 😘

  2. raul
    14 août 2017 / 12 h 16 min

    Une pensée n’est pas une pensée si elle n’a pas de contre-pensée :).

    Les animaux sont « devenus trop chou » comme les chiens ou les chats, parce que l’homme a toujours pris le plus gentil d’une portée pour le reproduire. Il y a une Russe qui a reproduit l’expérience avec des renards très agressifs: https://en.wikipedia.org/wiki/Russian_Domesticated_Red_Fox
    Si tu as un animal « domestique », c’est justement à coup de soumission et de darwinisme qu’il est devenu domestique. En choisissant de ne plus manger de viande, il faut faire attention aussi aux produits que l’on consomme. Quinoa ? Oui, mais local, car sinon on appauvrit le prolétariat Péruvien / Bolivien (sans compter le bilan carbone). Huile de Palme ? Les bonobos sont les premiers touchés par la déforestation, et le bilan santé devient catastrophique. Les t-shirts H&M, les poupées barbies (etc) sont faites par des enfants aux Philippines qui baignent dans le mercure. L’être humain occidental est supérieur à l’être humain d’orient, c’est un fait. Le pognon est chez nous. Mais on ne parle pas de spécisme, vu qu’on est la même espèce.
    Alors oui, on montre quelques images horribles d’animaux, mais on oublie de montrer d’autres images que font les gouvernements derrière notre dos pour que « l’économie se porte bien », les personnes qui se font tuer pour protéger les intérêts d’un pays.
    Je fais exprès de partir dans tous les sens, parce que quand je vois ces images, je peux pas m’empêcher de me dire « ouille, le marché de l’agriculture va mal, ils veulent booster la vente de quinoa/graine de chia » et je me demande dans quelle mesure on est pas victime encore une fois d’un marketing viral et bien pensé. Je pense notamment au WWF qui est extrêmement fort dans ses campagnes de « manipulation de masse ». On est finalement des pantins, tirés à gauche et à droite à coup de gros lobbys. Note que je ne suis pas en train de dire que c’est mal.

    Normalement si tout va bien, tu devrais être fâchée et me traiter de gros connard à la fin de ce texte, parce que je viens de toucher à une valeur qui t’es chère. Et pour ma part, je mange aussi très peu de viande.

    Becos.

    • Adhyyi
      14 août 2017 / 12 h 26 min

      Je vois pas pourquoi je te traiterais de connard. Tes arguments sont fondés et ton point de vue est ton point de vue. C’est sur qu’en partant dans tous les sens on peut aussi en venir à la guerre en Syrie et tout le bordel. Je parlais de la viande car c’est ce que j’ai changé le plus radicalement dans mon alimentation. Certaines personnes de mon entourage ne comprenaient pas la raison fondamentale d’un tel changement j’ai simplement voulu m’expliquer à ce sujet. En ce qui concerne l’huile de palme, c’est également un combat très juste et un problème très important, et pour lequel j’essaie de diminuer la consommation. Je consomme autant que je peux des produits cruelty free… Je pense que quand on défend une cause, il faut la défendre dans sa globalité. Le sujet de mon article était un petit pourcentage du combat qui me tient à cœur.

  3. 2 octobre 2017 / 9 h 22 min

    Hello! Tu connais la fable du colibri?
    Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
    Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
    Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
    Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :
    « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
    Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »
    Si chacun faisait « sa part », sans totalement renoncer à tous ses plaisirs, le monde serait déjà bien meilleur.
    Et c’est pas parce qu’on se soucie du bien-être des animaux qu’on s’en fout du reste. Ne plus manger de viande ou au moins réduire sa consommation c’est un geste facile, que chacun peut faire au quotidien. C’est bon pour la santé, les animaux, la planète et les humains qui crèvent de faim.
    Bravo pour ta démarche!
    Belle journée. Tina

Laisser un commentaire